Fleur....
Appareil reproducteur caractéristique des angiospermes, appelés d’ailleurs ‹ plantes à fleurs ›. La fleur est constituée de sépales, de pétales, d’étamines et de carpelles. Les fleurs présentent des morphologies diverses mais ont une même fonction : assurer la reproduction sexuée de la plante. La fleur est le siège de la production de gamètes et de la pollinisation (fécondation). Elle produit les graines qui pérennisent l’espèce et assure le brassage de l’information génétique.
Le terme ‹ fleur ›était autrefois utilisé pour désigner l'appareil reproducteur de toutes les plantes à graines (phanérogames). Aujourd’hui, son sens est restreint à celui des angiospermes qui présente une structure caractéristique et beaucoup plus évoluée que celle, très rudimentaire, des gymnospermes.
Morphologie de la fleur
Les fleurs présentent des aspects extrêmement variés en fonction de l’organisation de leurs pièces florales. Des caractères communs peuvent cependant être dégagés.
--->Le calice
Le calice est formé par l’ensemble des sépales. Ils sont souvent verts, mais peuvent être colorés (cas de la clématite). Le calice évoque généralement par sa forme une clochette renversée, dont la fonction principale est de protéger le bouton floral. Chez certaines familles, les malvacées par exemple, l'action protectrice est encore renforcée par la présence de petites feuilles disposées à la base du calice et formant le calicule.
Si les sépales restent libres, séparés les uns des autres jusqu'à leur base, le calice est dit ‹ dialysépale ›. En revanche, s’ils sont soudés, le calice est qualifié de ‹ gamosépale ›.
--->La corolle
Formée de pétales, la corolle est généralement la partie la plus voyante de la fleur. Le transport du pollen, et donc la fécondation, est facilité par l’attraction que la corolle exerce sur les pollinisateurs comme les abeilles grâce à ses formes et ses couleurs. Comme les sépales, les pétales peuvent être libres ou soudés, d'où la distinction de deux types de corolles, respectivement appelées ‹ dialypétale › et ‹ gamopétale ›.
Parmi les corolles à pétales libres, celle des papilionacées (haricot, pois, glycine) est caractéristique. Elle est composée de cinq pétales qui donnent à la fleur l'aspect d'un papillon (un grand pétale supérieur (l'étendard), deux pétales latéraux (les ailes) et deux pétales inférieurs aux dimensions plus réduites). Les pétales de corolles papilionacées comportent toujours une partie basale plus étroite, l'onglet. Chez certaines espèces, l'onglet est doté d'un organe appelé‹ nectaire › produisant un liquide sucré, le nectar.
Les corolles aux pétales soudés comportent pour la plupart trois parties : la partie basale, plus ou moins conique, est appelée tube ; la partie intermédiaire constitue la gorge ; l'extrémité libre est le limbe (ou pavillon). Parmi les corolles gamopétales, celles de la famille des lamiacées (sauge, romarin, menthe) comportent cinq lobes regroupés de façon à former deux lèvres, une supérieure et une inférieure. Chez la gueule-de-loup, la corolle est dite ‹ personée › car son aspect rappelle la forme d’une tête ; celle de la digitaleà la forme de doigt (digitée).
--->Le périanthe
Le périanthe comprend l’ensemble des pièces stériles d’une fleur : le calice et la corolle. Il peut être incomplet, voire absent. En fonction de la présence ou de l'absence de la corolle et du calice, on distingue trois grands groupes de fleurs :
– les fleurs complètes, parfois dites ‹ diplochlamydées ›. Elles sont pourvues des deux enveloppes, calice et corolle.
– les fleurs ‹ apochlamydées › : le périanthe se résume à la corolle ou au calice.
– les fleurs ‹ achlamydées › n'ont ni corolle, ni calice.
Il arrive que sépales et pétales ne soient pas discernables : on parle alors de ‹ tépales › pour désigner les uns et les autres (cas de la tulipe).
--->L'androcée et le gynécée
L’androcée est l’appareil reproducteur mâle de la fleur, le gynécée constitue l’appareil femelle. Leur distribution n’est pas identique chez toutes les fleurs. Il existe des fleurs bisexuées ou hermaphrodites, à la fois mâle et femelle, et des fleurs unisexuées ne possédant qu'un seul organe sexué. Chez certaines espèces, des fleurs stériles, dépourvues d'organes sexuels, servent uniquement à attirer les insectes véhiculant le pollen vers les fleurs fertiles (cas du dahlia).
L’androcée est constitué d'étamines. Chaque étamine comporte une partie effilée, le filet, et une extrémité renflée, l'anthère. C'est au niveau de l'anthère qu’ont lieu les divisions cellulaires qui permettent la production des grains de pollen.
Le gynécée est situé dans la partie la plus interne la fleur. Il est formé d'un ensemble de carpelles. La base du gynécée est appelée ‹ ovaire ›, la partie effilée, le ‹ style › et la partie distale qui réceptionne le pollen, le ‹ stigmate ›. Une cellule de l’ovule, situé dans les carpelles, donnera au terme de plusieurs divisions cellulaires le sac embryonnaire qui contient le gamète femelle (ou oosphère).
--->Répartition des fleurs mâles et femelles
Les fleurs unisexuées peuvent se répartir de deux façons sur les plantes d'une même espèce. Fleurs mâles et fleurs femelles peuvent coexister sur le même individu, l'espèce est alors qualifiée de ‹ monoïque › (cas du noisetier, du chêne, du hêtre, ou du maïs). Il peut y avoir autofécondation. Chez les espèces dites ‹ dioïques ›, les fleurs mâles et fleurs femelles se forment chez des individus différents (cas du chanvre qui comprend des individus mâles et des individus femelles). Dans ce cas, la fécondation est croisée.
--->Disposition des pièces florales
Le pédoncule, ‹ queue › qui porte la fleur, comprend une partie effilée à symétrie axiale, le pédoncule floral, et une partie terminale en forme de coupe ou de disque, le réceptacle floral. Les fleurs présentant un pédoncule sont dites ‹ pédonculées ›, celles qui n’en ont pas sont dites ‹ sessiles ›.
La fleur peut présenter une symétrie axiale (nombreux plans de symétrie). Elle est alors qualifiée de régulière ou d’‹ actinomorphe › (du grec aktinos, ‹ rayon › ; morphé, ‹ forme ›). Ses pétales, tous de même taille et de même forme, sont disposés de manière rayonnante.
Si la fleur n'offre qu'un plan de symétrie qui sépare la fleur en deux parties identiques (cas chez l'orchidée par exemple), la fleur est irrégulière ou ‹ zygomorphe › (du grec zygos, ‹ couple ›).
Enfin, certaines fleurs n’admettent aucun plan, ni axe de symétrie, elles sont asymétriques (cas de la valériane).
Les pièces florales peuvent s’insérer sur la tige en cercle ou en spirale. Si chaque type de pièce florale (sépales, pétales, étamines et carpelles) est disposé en cercle autour de la tige, l’ensemble constitue un verticille et la fleur est dite ‹ cyclique ›. Si les pièces se rattachent à la tige en spirale, la fleur est ‹ acyclique › (cas de l'hellébore par exemple). Si les sépales et les pétales s’insèrent en verticilles et les étamines et carpelles en spirale, la fleur est alors dite ‹ hémicyclique › (cas de la renoncule).